La révolution arrive avec son lot de marchands, spéculateurs et affairistes de tous poils. Les biens saisis sont vendus à des gens souvent dépourvus de scrupules. La tour de Guinette en fera les frais : le terrain sur lequel elle est située est vendu par l'intermédiaire d'un prête-nom comme bien national à l'homme qui en avait fait lui-même l'estimation, .. . excusez du peu ! Bizarrement, la tour n'est pas concernée par cette vente ce qui n'empêchera pas l'acquéreur, après avoir rasé ce qui restait de bâtiments, de s'attaquer à ses plus 'belles pierres et de la transformer en carrière à ciel ouvert. Seule la difficulté d'exploiter le site et le danger que représente cette masse de pierres instable, lézardée et menaçant par endroits de s'écrouler lui fera abandonner son activité illicite. Ce qui reste de la tour est alors abandonné jusqu'à la Restauration.
Rentré en possession de son bien le duc d'Orléans revend la tour en 1821 . La Ville qui fait l'acquisition du terrain en 1859 revendique alors la propriété du monument et ne devra son succès qu'à l'abandon des poursuites de la part des héritiers des acquéreurs de 1821 . Le donjon d'Etampes est enfin classé au titre des monuments historiques en 1862 ce qui garantira sa sauvegarde. Si le jardin planté par M. de Grandmaison dans les années 1830 devient par la suite le lieu de promenade favori des Etampois, attirant de nombreuses manifestations, il semble que la tour ne fasse l'objet d'aucune attention particulière dans les décennies qui suivent. C'est donc un long sommeil qui s'empare de notre " Belle ". La tour retombe dans l'oubli.
Date de création : 06/05/2006 - 21:57
Dernière modification : 06/05/2006 - 21:58
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